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Allocution, le 22 juin 2007
En ce moment c’est une adjointe sans délégation qui vous parle puisque vous avez procédé par décret au retrait des délégations que vous m’aviez consenti ainsi qu’à Pascal Chaumartin. A l’issue de ce conseil, ce sera une conseillère municipale qui quittera la mairie. Nous avons été élu en 2001, sur une même liste.
En tant qu’adjoints nous avons au sein de l’exécutif municipal travaillé avec assiduité et dans nos délégations respectives avec la seule volonté de service pour la ville et les viennois. C’est ce qui nous a motivé pendant ces cinq années, et seulement cela , sans aucune référence à la politique politicienne, Ce ne sont pas non plus des mobiles électoralistes qui nous ont fait avancé dans nos projets, mais seulement la volonté de mettre nos compétences et notre énergie au service de l’intérêt général.
Nous n’avons jamais failli à la solidarité, au groupe, et nous avons voté toutes les délibérations proposées en conseil municipal. Nous avons siégé dans les organismes extérieurs en représentant les intérêts de la ville sans aucune ambiguïté et en toute transparence.
Je ne crois pas que nous ayons démérité dans nos fonctions .
Personnellement, je n’ai jamais confondu les positionnements qui découlent de mes engagements nationaux, et de mon appartenance à un parti, de ceux liés à mes engagements municipaux.
Permettez moi de rappeler qu’il a été demandé à toute l’ équipe de la majorité municipale de signer une lettre de soutien , à votre candidature aux législatives, avec pour date butoir le vendredi 9 juin .
Ce type de pratique relève d’une politique de clan, et ne laisse aucune place à la liberté d’expression, et nous le rejetons.
Nous sommes ce soir quatre élus UDF a être exclus, quatre élus qui n’ont pas donné leur signature.
Ce n’est pas parce que nous ne sommes pas avec vous en tant que candidat aux législatives que nous sommes contre vous .
Ne mélangeons pas les fonctions. Vous savez mieux que moi que même si un député est élu dans une circonscription, il est investit d’un mandat national. Nous sommes ici investit d’un mandat local.
Nous partageons tous les quatre les mêmes valeurs centristes, et nous avons affiché notre volonté d’exister et de faire progresser l’UDF sur vienne et alentours. Et cela passe par des candidatures et par les urnes. Les législatives sont une échéance propice pour faire entendre sa voix. J’ai donc annoncé ma probable candidature aux élections législatives. Nous avons choisi d’être libres, nous avons revendiqué cette liberté d’expression. Il nous a été demandé de démissionner et nous avons refusé, parce que nous avons choisi de résister à l’intimidation.
On a pu lire dans un communiqué de presse publié le 10 juin dernier que votre décision de retrait de délégation était motivée , je cite « par la simple nécessité de prendre en main certains dossiers importants pour la ville qui doivent être portés au niveau national ».
Cela m’interpelle, je m’interroge sur les réelles motivations , et je vous pose plusieurs questions.
Porter des dossiers au niveau national nécessite t-il de se séparer de ses adjoints ? Si tel était le cas, , on pourrait supposer qu’il y ait d’autres retraits puisque certains dossiers font l’objet d’un travail d’équipe.
Quels sont donc ces fameux dossiers ? Quelles sont donc ces nécessités d’organisation du service auxquelles fait référence la délibération J’ose espérer que les décisions que vous avez prises, ne sont pas motivées par la volonté de nous réduire au silence, et par le refus d’une expression politique différente. J’ose espérer qu’il ne s’agit pas non plus d’une forme d’absolutisme local. Cela serait grave pour la démocratie, parce que c’est dans la diversité et le débat, que l’on s’enrichit , souvenons nous que nous sommes dans un pays d’égalité, de liberté et de fraternité.
Aujourd’hui n’est pas pour nous une fin, , en nous évinçant, vous allez nous affranchir du pacte d’union avec votre groupe et votre équipe.
Nous redevenons nous mêmes, indépendants et libres de nos votes, et nous sommes déterminés à aller de l’avant.
C’est un conseil extraordinaire qui nous réunit ce soir, et c’est un conseil dont les décisions graves qui vont être prises laisseront des traces profondes.
Délit de «sale carte» UDF
N° 480 Semaine du 01 juillet 2006 au 07 juillet 2006
Auteur : Vignal François
La liberté, ça se paye. Depuis la création de l'UMP, plusieurs élus UDF ont vu leur délégation d'adjoint retirée parleur maire UMP. Pour quel motif? S'être présenté sur une liste UDF, ou avoir soutenu un candidat du parti centriste. «C'est un délit de sale carte», s'indigne Eric Azière, responsable des fédérations de l'UDF. Dernier cas répertorié: Michèle Cedrin, à Vienne (Isère). Un peu partout, des cas similaires se font jour: Chantai Gombert, à Perpignan, Geneviève Carriou, à Cormeilles-en-Parisis (Val-d'Oise), ou encore Monique Denux, à Carcassonne (Aude), qui a dû attendre le décès du maire pour retrouver son poste. A Corbeil-Essonnes (Essonne), Nathalie Boulay avait simplement exprimé son soutien à la liste UDF pour les sénatoriales. Trop pour le maire Serge Dassault, tête de liste UMP, qui a préféré la virer, menaçant au passage François Bayrou de ne plus lui ouvrir les colonnes du Figaro... Ca fait peur!
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