Texte Libre

Samedi 2 juin 2007 6 02 /06 /2007 22:54

Le nouveau Président de la République était au Havre mardi 29 mai, pour faire campagne pour l'UMP. Sa présence à cette réunion est  contestable alors même qu'il  prétend être le Président de tous les Français, son   discours   est intéressant à noter. Nicolas Sarkozy  a, en effet, déclaré "Je serai un président qui gouverne. Les Français élisent un président de la République pour qu'il agisse et pour qu'il décide".

Son comportement depuis le 6 mai a d'ailleurs très bien illustré cette conception nouvelle de la présidence : rencontres, consultations pour constituer le gouvernement à la Lanterne (résidence de week-end des Premiers ministres?), réception des partenaires sociaux, des associations écologistes. C'est tout à fait cohérent avec son tempérament hyperactif. Du coup, on ne sait pas bien ce que va faire François Fillon à part partager régulièrement le jogging médiatique. Il devrait être réduit à un rôle d'exécutant chargé d'appliquer les engagements du Président, un "super chef de cabinet", comme on a pu le lire ici ou là.

Dans  la Constitution de la Ve République, dont le Président de la République doit être garant, on lit dans son article 5 que le président de la République "assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat", tandis que le gouvernement, dirigé par le Premier ministre, "détermine et conduit la politique de la Nation", selon l'article 20. L'élection du président au suffrage universel depuis 1962 lui confère clairement la légitimité pour être un chef incontesté de l'exécutif. Et la réforme du quinquennat a, en outre, accentué la présidentialisation du régime en plaçant l'échéance législative dans son sillon.

Certains arguent du fait qu?il s?agit là d?une simple clarification d?une pratique de tous ses prédécesseurs, qui dirigeaient, sauf en temps de cohabitation, l?action gouvernementale. L?affichage serait simplement plus clair à compter d?aujourd?hui.

Pour d'autres, cette pratique constitutionnelle dans laquelle le Président assume tous les pouvoirs est contraire au texte de la Constitution. C'est la position notamment de Dominique Rousseau, professeur à l'université de Montpellier. Ajoutons à cette pratique du pouvoir aux limites de la Constitution :

- une faiblesse du pouvoir législatif, avec une Assemblée régulièrement considérée comme une chambre d?enregistrement

- la mainmise sur les diverses autorités : Conseil Constitutionnel, Conseil Supérieur de la Magistrature, CSA

- la proximité avec les cercles médiatiques (avec une première : l'annonce par l'Elysée du recrutement du Directeur adjoint de campagne de Nicolas Sarkozy à la direction de TF1) et les intérêts financiers qui leurs sont liés

Aujourd'hui le citoyen se trouve confronté à une situation inconfortable : le pouvoir en place, la majorité sortante lui explique qu'il n'y a pas d'autre choix, qu'il faut absolument envoyer une large majorité UMP au Parlement afin de mener à bien les réformes. On assiste à une campagne où le seul argument de Jacques Remiller est : « donnez une majorité présidentielle à Nicolas Sarkozy ». Ainsi on a d'un coté ceux qui  diront toujours oui, confortant un pouvoir personnel déjà très important et ceux qui diront toujours non, jouant finalement le même jeu, à savoir réduire la démocratie à une arithmétique de nombre de sièges au sein de laquelle la minorité ne peut absolument pas être convaincue du bien fondé de telle ou telle réforme par de bons arguments.

Face à ce jeu qui dure depuis très (trop) longtemps, les députés MoDem veulent porter librement la voix de leur circonscription, lire et décortiquer les textes avant de les voter Ils seront des vrais élus et non des partisans automatiques ou des opposants systématiques. C'est cela être Démocrate : rechercher le débat et le consensus, lutter contre la concentration du pouvoir, représenter véritablement les électeurs.

Par Michèle Cedrin - Publié dans : Mes convictions
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Samedi 2 juin 2007 6 02 /06 /2007 22:23

 

Les organisateurs du débat organisé le 1er juin à la Salle des Fêtes sont à remercier et à féliciter pour leur initiative .

Le débat est essentiel dans une démocratie moderne, parce qu'il n'y pas une seule Vérité, mais que  chacun a la sienne... L''échange et la confrontation des idées enrichissent les projets et créent de vraies dynamiques.

Face à une proposition de participer à un débat, il y a toujours deux attitudes. La première est évidemment de participer : cela fait la preuve d'un certain courage en politique.  

La deuxième est d'être absent...  et celà est dommage car c'est se priver d'un échange avec les autres candidats et d'un contact privilégié avec le public.

 

 

 

 

 

Par Michèle Cedrin - Publié dans : Présidentielles 2007 : François Bayrou
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Vendredi 1 juin 2007 5 01 /06 /2007 23:33

Michèle Cédrin et Pascal Chaumartin Pascal CHAUMARTIN, 51 ans, est conseiller municipal à Vienne, après avoir été Maire-Adjoint et Vice-Président de la Communauté d'Agglomération du Pays Viennois. Il est commerçant et fortement impliqué dans la vie associative et consulaire.

Par Michèle Cedrin - Publié dans : Michèle Cédrin, portrait de candidate
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